Pour lutter contre le chômage des jeunes, le ministre du travail et des solidarités a présenté le 7 mai un plan d’accélération appelé Emploi Futur qui repose sur 3 axes stratégiques : accompagner l’orientation des jeunes, les former, les sensibiliser aux métiers qui recrutent ; rapprocher les jeunes de l’entreprise, tout en renforçant la sécurité au travail ; prévenir les ruptures de parcours et engager les jeunes dans des parcours individualisés et intensifs.
Alors que cette stratégie prétend agir sur l’Emploi Futur grâce à « des actions de court terme », l’Unhaj regrette qu’elle ne présente aucune grande nouveauté ni ne prévoit de moyens supplémentaires.
La question du logement y est trop peu prise en compte alors que l’absence de logement constitue un frein majeur dans la mobilité et l’accès, voire le maintien en emploi.
Donner aux jeunes les clés d’un logement autonome et adapté devrait donc être une priorité selon l’Unhaj. Dans le plaidoyer qu’elle a défendu à l’occasion des élections municipales, elle appelait à :
· planifier la production d’une offre dédiée (foyers de jeunes travailleurs/résidences sociales…),
· soutenir les acteurs engagés sur le terrain dans leurs projets,
· adapter les solutions de logements aux contextes locaux,
· permettre l’accès des jeunes au logement de droit commun (régulation des locations de meublés touristiques en zones tendues…),
· et sécuriser les ressources.